Le réchauffement climatique affaiblit les guêpes parasitoïdes, ennemies naturelles des insectes nuisibles.
Telle est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Ecology Letters, étude qui a mobilisé une chercheuse du Centre de Recherche sur la Biodiversité et l’Environnement. L’élévation des températures perturbe leur croissance ce qui, en cascade, perturbe l’équilibre des écosystèmes, en particulier les populations d’insectes ravageurs. In fine, ce sont les cultures agricoles qui sont mises en danger.
Les parasitoïdes jouent un rôle essentiel dans la protection des plantes contre les insectes ravageurs. Si leur rôle est affaibli par la hausse des températures, les populations de ravageurs pourraient augmenter et entraîner des pertes agricoles plus importantes, une dépendance accrue aux pesticides chimiques et une perturbation plus marquée des écosystèmes, susceptible de compromettre leur stabilité.

Si le changement climatique n’est que la troisième cause de perte de biodiversité après la destruction et l’artificialisation des milieux naturels et la surexploitation des ressources, le changement climatique produit des effets majeurs sur les milieux et les activités humaines. Pour en savoir plus sur les interactions entre Climat et Biodiversité, n’hésitez pas à vous plonger dans l’exposition immersive « La Tournée du Climat et de la Biodiversité ».
